patrimoine trois rivièresEn Mauricie et dans les environs, on retrouve une multitude de bâtiments patrimoniaux. Ils font de notre territoire un vivier patrimonial. Mais, connaissez-vous vraiment ces édifices qui font la fierté de notre région? Dans cette nouvelle rubrique, Patrimoine Trois-Rivières vous invite à revisiter notre histoire par ses bâtiments dont voici un indice en photo.

Où retrouve-t-on cet élément du patrimoine trifluvien?

 

Réponse flèche

 

En 1872, l’hôtel de ville de Trois-Rivières est surmonté d’un clocher lui permettant de sonner l’alarme du poste de police et d’incendie numéro 1 qui lui est adossé. De la même façon en 1914, le nouveau poste de police et d’incendie numéro 2, construit au coin des boulevards du Saint-Maurice et Laviolette pour répondre au développement du quartier Notre-Dame, est surmonté d’une tour destinée au séchage des boyaux et au tocsin. Cette nouvelle caserne pour desservir les nouvelles constructions, plus au nord est réclamée depuis quelques années, surtout depuis le feu de 1908. Les cloches des deux casernes servent à rassembler rapidement les policiers pompiers vers leur caserne respectives, afin de lutter le plus efficacement possible contre un sinistre.

Malgré l’arrivée de l’électricité et l’amélioration des moyens de communication au début des années 1920, le conseil municipal tarde à moderniser les équipements le chef de police Jules Vachon revient plusieurs fois à la charge pour remplacer le tocsin par le Dictaphone ou la corne de brume, plus efficaces pour interpeller les pompiers. Selon lui, il est impossible pour un constable de savoir si c’est la cloche du feu ou celle des églises qui sonne. Le système d’alarme est modernisé au début des années 30. Dorénavant la cloche de l’hôtel de ville sert à annoncer le couvre-feu ou des événements comme le tricentenaire de la ville en 1934, et l’accession de Maurice Duplessis, à titre de premier ministre en 1936.

La cloche-monument du boulevard du Saint-Maurice est celle qui se trouvait en haut de la tour du poste numéro 2. Pour sa part cette cloche, s’est tue dans les années 30. Elle est descendue du haut de la tour lors des travaux de restauration de la caserne en 2003, pour être installée dans le parc adjacent au niveau du sol, sans un bruit, dans l’anonymat plus total.

 

Source : Curiosités de Trois-Rivières, Yannick Gendron, Alain Gervais, Pierre Lahoud.

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