En Mauricie et dans les environs, on retrouve une multitude de bâtiments patrimoniaux. Ils font de notre territoire un vivier patrimonial. Mais, connaissez-vous vraiment ces édifices qui font la fierté de notre région? Dans cette nouvelle rubrique, Patrimoine Trois-Rivières vous invite à revisiter notre histoire par ses bâtiments dont voici un indice en photo.
Où retrouve-t-on cet élément du patrimoine trifluvien?
Le scoutisme est lancé en Angleterre, par Robert Baden-Powell, en 1908, le Boys scout association of Canada voit le jour en 1914. D’abord froidement accueilli au Canada français, il est repris par le clergé et les milieux nationalistes à partir de 1925 à Montréal, puis en 1928 à Trois-Rivières. Le mouvement scout devient une œuvre diocésaine reposant sur des unités paroissiales dont le comité directeur est nommé par l’évêque. L’association des scouts catholiques du diocèse de Trois-Rivières à la recherche d’un endroit permanent pour tenir ses activités extérieures annuelles fait l’acquisition d’un immense terrain dans la paroisse de Saint-Louis-de-France, en 1951. De septembre à juin, les camps se succèdent : hébertisme, apprentissage des nœuds et des techniques de survie, randonnée et prière font partie du vécu quotidien.
En 1969, on compte plus de 2000 scouts en Mauricie sans compter les guides, la déclinaison féminine du mouvement. D’ailleurs, c’est à Trois-Rivières que le guidisme destinée aux filles, naît au Canada français,. On considère que Blandine Neault en est la fondatrice, en 1931. Ce n’est qu’en 1994, que les organisations scouts et guides fusionnent en Mauricie.
Depuis, le mouvement ne cesse d’évoluer en préconisant certaines valeurs dont la justice, le respect de la vie, la maîtrise de soi et la recherche de Dieu. Malgré la «démocratisation» de l’organisation, l’ouverture du domaine à d’autres groupes et son évolution en dehors du giron de l’église à partir des années 1970, l’influence religieuse y a laissé une empreinte durable.
Si nos ancêtres alternaient entre le travail des champs et le travail des bois, cette relation avec la nature perdure d’une certaine façon par le scoutisme pour les garçons et le guidisme pour les filles. Le vaste domaine scout en bordure de la rivière Saint-Maurice est un témoin durable de l’effervescence du mouvement au XXe siècle.
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