Le métier de conteur et de conteuse ne se résume pas à monter sur scène pour raconter des histoires. Avant d’être devant le public, il y a la recherche,
l’écriture, les souvenirs et beaucoup de travail.
J’en ai parlé avec le conteur Guy Duchesne, qui présentait le 29 août dernier, à l’auditorium du Cégep de Shawinigan, la première de son spectacle La danse de la
pitoune avant de partir en tournée.
Pour Duchesne, le conte se distingue du spectacle d’humour. «L’humoriste cherche le rire aux 20 secondes, explique-t-il. Le conteur veut lui aussi faire rire, mais il cherche surtout à créer une ambiance et une émotion.»
Les conteurs et conteuses doivent savoir raconter, mais aussi écouter et s’adapter. Un téléphone sonne dans la salle… Il faut apprendre à transformer un imprévu en une partie de l’histoire.
Issu de la tradition orale, avant la littérature écrite, le conte a permis de transmettre des histoires et des souvenirs. Pour Guy Duchesne, un bon conte doit contenir une part de vérité. Ses histoires puisent donc dans le passé de ses ancêtres et dans celui de sa région.
Les conteurs et conteuses racontent pour dérider l’auditoire, mais aussi pour l’émouvoir et lui permettre de se reconnaître dans les histoires qui lui sont présentées. C’est ainsi qu’ils-elles contribuent à faire revivre une mémoire qui nous appartient un peu à toutes et à tous.
CRÉDIT PHOTO: JEAN BOILEAU
Pour tout décor, Guy traîne son banc jaune partout et il y inscrit le nom des lieux où il se produit.


Surtout, joindre le geste à la parole.





Seul en scène.
Avant de conter, il faut écrire. Le conteur plonge dans ses souvenirs et dans ceux des autres.
Le spectacle est sur papier avant d’être sur scène.
Une scène, un banc: le décor est planté, pour le conteur.
Les premières minutes avec le public, vu des coulisses, le grand frisson.
Quand le public réagit bien, c’est gagné!















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