Le jazz est une expression des plus hauts standards. Par conséquent, il contient de la fraternité, et je crois qu’avec de la fraternité il n’y aurait pas de pauvreté ni de guerre. (Traduction libre) – John Coltrane
La fraternité décrite par ce grand musicien s’exprime depuis longtemps en Mauricie et elle a un nom : le Trio Nelligan. C’est en 2008 que trois amis, Sébastien Saliceti à la basse, Martin Bournival au piano et Éric Charland à la batterie, ont décidé de s’unir pour former le groupe.
Même s’il est parfois possible de les entendre ailleurs dans la région, c’est principalement à Trois-Rivières que leur fidèle public peut les retrouver. Le format de leur spectacle, plus qu’éprouvé, reste inchangé. Le trio invite à se joindre à eux, pour un soir seulement, un musicien ou une musicienne du Québec. Souvent de la Mauricie, mais fréquemment d’ailleurs dans la province, l’invité-e du jour peut être saxophoniste, harmoniciste, accordéoniste, guitariste ou autre. Il se retrouve à l’avant-scène, brillamment accompagné par les trois copains, qui se connaissent et s’accordent, on peut l’imaginer, plutôt bien.
À raison d’une dizaine de spectacles par année, et ce, depuis 18 ans, on parle donc d’une centaine d’invité-es et de milliers de pièces. Et pourtant, pas encore d’album ?
À notre grand bonheur, ils y ont finalement remédié.
Fier de son parcours, le Trio lancera le 12 avril prochain, en format 5 à 7, son tout premier album. Cela se fera à leur quartier général, lieu de culture connu à Trois-Rivières, le Café-Bar Zénob. Pour l’occasion, j’aurai la chance d’exposer une série d’images prises pendant leurs prestations de la dernière décennie, ce qui vous permettra sans doute de vous remémorer de bons moments et de saisir la profondeur du Trio au fil des ans.
Dans le jazz, je ne vous apprendrai rien, il y a tout. Il permet l’expression de sentiments légers ou intenses. Il fait rire, mais aussi pleurer. Il est parfois calme et parfois révolte. Il est savant, mais permet l’erreur. Le jazz, c’est la vie, et c’est entre autres grâce au Trio Nelligan que, en Mauricie, le jazz est loin d’être mort.

Éric Charland à la batterie. Photo : Dominic Bérubé

Martin Bournival au piano. Photo : Dominic Bérubé
Sébastien Saliceti à la basse. Photo : Dominic Bérubé






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