Les oiseaux ivres (2021) d’Ivan Grbovic sera présenté le lundi 21 mars prochain à 19h au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières, en ouverture de la 4e édition des Rendez-vous des cinémas du monde organisée par le Comité de Solidarité/Trois-Rivières.

Avec Les oiseaux ivres, le réalisateur montréalais Ivan Grbovic, en collaboration avec la scénariste Sara Mishara, signe un deuxième long-métrage puissant et débordant de poésie. Son premier film, Roméo Onze (2011), ayant remporté un prix aux Rendez-vous du cinéma québécois 2013, avait été fort positivement remarqué par les cinéphiles. Il y dressait le portrait d’un jeune immigrant infirme qui devient, sur l’interface numérique, un riche et prospère homme d’affaires afin de pallier son manque de confiance et de se défaire d’une vie bâtie autour de la peur et de la maladie.

Les oiseaux ivres raconte l’histoire d’une idylle interdite sur fond d’immigration et de violences. Recherché au Mexique par un baron de la drogue qui veut le liquider, Willy (Jorge Antonio Guerrero), follement amoureux de Marlena (Yoshira Escárrega), trouve refuge parmi un groupe de travailleurs agricoles saisonniers venus récolter la laitue au Québec. La fuite lui permet alors de découvrir une nouvelle réalité, celle de ses compatriotes, où le dur labeur se conjugue parfois avec l’abus des patrons.

La quête de Willy se transforme ainsi en tableau onirique souvent interrompu par de longues journées de travail ardu et par les échanges parfois houleux entre les époux Bécotte, propriétaires de la ferme du même nom. Richard (Claude Legault) et Julie Bécotte (Hélène Florent), vivent en effet de profonds conflits intrafamiliaux. Ceux-ci déteignent encore plus sur le travail de la ferme lorsque leur fille adolescente (Marine Johnson) se déclare en farouche opposition à ses parents.

Du désert mexicain aux fermes de chez nous, en passant par les rues de Montréal, la trame narrative de Les oiseaux ivres emprunte les chemins du rêve et de la réalité crue et angoissante, de la poésie et de la violence. Derrière cela, on apprécie aussi bien un long et patient travail de réflexion sur l’image et le son (la bande sonore est exceptionnelle!) qu’une magnifique collaboration entre acteurs québécois et mexicains. Le rôle principal revient à Jorge Antonio Guerrero que nous avons vu auparavant dans Roma (2018) du réalisateur mexicain Alfonso Cuarón.

Cette fresque, sans égale dans la cinématographie québécoise, sera présentée en ouverture de la 4e édition des Rendez-vous des cinémas du monde organisée par le Comité de Solidarité/Trois-Rivières, en collaboration avec le Cégep de Trois-Rivières et le Collège Laflèche. Rappelons que ce film a été choisi pour représenter le Canada aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

C’est donc un rendez-vous que l’on donne aux cinéphiles de la Mauricie du 21 au 30 mars 2022. Retrouvez toute la programmation au cs3r.org.

Je m'abonne à l'infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Acceptation des termes*
Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Je m'abonne à l'infolettre