Dans le cadre de son 40e anniversaire, La Gazette de la Mauricie et des environs a la chance de compter sur des ambassadrices et des ambassadeurs de différents horizons qui sont des personnes significatives dans notre collectivité. Ce mois-ci, nous allons à la rencontre de King Maliba, musicien, poète et conteur, de son vrai nom Dimba Coulibaly. Derrière son nom de scène se cache l’idée selon laquelle nous sommes toutes et tous des Reines et des Rois, car, selon lui, pour qu’une personne soit capable d’aimer et de respecter les autres, elle doit s’aimer et se respecter elle-même. C’est son principal combat en tant qu’artiste, et c’est pour cette raison qu’il a intitulé son premier EP Des Reines et Des Rois.
King Maliba, vous chantez la paix et la liberté. Qu’est-ce qui vous inspire et est-ce vrai que lorsque vous étiez enfant, il vous était interdit de chanter ?
Ce qui m’inspire vraiment, c’est l’humain. Je ne mets jamais rien avant l’humain. Je suis originaire du Mali, une société qui est encore divisée. Donc, il y a des gens qui ont le droit de chanter et d’autres qui n’en ont pas le droit. Moi, malheureusement, je fais partie de la caste au Mali qui n’a pas le droit de chanter. En arrivant au Québec, j’ai découvert que j’aime chanter, que j’avais un talent pour chanter, et donc je me suis mis à chanter !
Selon vous, que doit-on faire pour intégrer pleinement les personnes issues de différentes communautés dans la société ?
Je dirais : aller vers les autres, faire preuve d’ouverture. En allant vers cette personne qui arrive, celle-ci sera ainsi ouverte à s’intégrer dans la communauté québécoise. Parce que, des fois, quand des gens arrivent dans un nouveau pays, ils peuvent être fermés. Mais lorsqu’on voit que la communauté locale, que les gens qui étaient là avant nous font un par vers nous, nous aussi, c’est alors plus facile de faire un par vers eux. Lorsque la société qui accueille fait le premier pas, ça aide beaucoup à ce que toute la communauté soit représentée, soit incluse dans les arts, dans l’éducation et puis dans le secteur professionnel aussi.
Quel est votre coût de cœur culturel régional ?
Non seulement ici en Mauricie mais je dirais aussi partout dans le monde, mon coup de cœur, c’est Voix de Pasaj, que j’ai découvert récemment. C’est un organisme qui m’a vraiment beaucoup apporté, et qui apporte beaucoup aussi à des personnes qui veulent faire de l’art et qui veulent découvrir l’art. Par exemple, moi, j’ai toujours rêvé de conter. C’est grâce à cet organisme que je me suis vraiment lancé en tant que conteur.
Pourquoi avez-vous accepté d’être ambassadeur de La Gazette ?
J’ai accepté ce rôle qui est à la fois un mandat, mais aussi un beau défi pour moi parce que les valeurs humanistes et d’indépendance de La Gazette, ce sont des valeurs qui rejoignent la personne que je suis. Et puis, c’est aussi un journal qui inclut tout le monde. Pour moi, c’est important de donner une voix à tout le monde, pas seulement aux élites. Donc, je dirais que La Gazette, c’est comme la voix des sans-voix !
Qu’est-ce qui distingue La Gazette selon vous ?
Premièrement, je dirais le fait que c’est un média indépendant qui donne une voix à tout le monde, donc qui ne s’intéresse pas exclusivement au côté économique. Et le fait que c’est un des rares médias qui existe encore en version papier. Pour moi, c’est important le contact entre l’humain et quelque chose qui a été créé, qu’on peut toucher. Ce n’est pas comme le cellulaire : on lit, on lit, et après, on ne sait pas ce qu’on a lu. Pour moi, c’est important cette différence-là.
Quel est votre rubrique préférée dans notre média ?
C’est inévitablement le balado La tête dans les nuances, avec l’animateur Robert Aubin. J’ai d’ailleurs eu la chance d’y participer. Pour moi, c’est vraiment une émission qui a sa place en Mauricie où on donne la voix à des personnes de différents horizons et qui suscitent des débats sur des enjeux de société.
Pourquoi devrait-on lire et faire un don La Gazette ?
Parce que La Gazette est un média indépendant et régional. On dit qu’il faut consommer local. Alors, de la même façon que consommer local est important, lire un journal régional, c’est aussi important. Et aussi pour le côté humain et les valeurs humanistes qu’on y trouve. C’est important, un média qui se bat pour les causes humaines. Quand je vois La Gazette, quand je passe à La Gazette, je vois vraiment le côté humain. C’est une organisation qui doit fonctionner comme une machine, mais, derrière il y a les humain-es qui la créent. Pour cette raison, on doit donner à La Gazette.






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