La Gazette de la Mauricie, février 2017
Lancée en novembre dernier, la campagne Engagez-vous pour le communautaire, se poursuit de plus belle en février. La Gazette a rencontré les responsables des quatre regroupements régionaux qui coordonnent cette campagne en Mauricie. Pour Joanne Blais de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, « les revendications portées par cette campagne sont à l’image de la solidarité qui lie les quelque 4000 organismes communautaires autonomes du Québec et la population québécoise dont ils sont issus. »
C’est pourquoi cette campagne met de l’avant deux grandes revendications : le rehaussement des subventions aux organismes communautaire et la fin des coupures dans les services publics.
« Sans financement suffisant, soutient Amélie Dubuc, directrice de la CDC de Trois-Rivières, les organismes ne peuvent répondre adéquatement aux demandes croissantes de la population. C’est pourquoi on revendique un rehaussement subtantiel du financement de base des organismes communautaires, 475 millions $. »
« Ce n’est pas la mer à boire » précise Marc Benoît du Regroupement des organismes d’éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM). « Québec, prévoit faire, en 2016-2017, un excédent budgétaire. L’an dernier c’était 3,3 milliards $ si on inclut la contribution de 1,5 milliard $ versé au Fonds des générations. »
L’exemption de taxes sur le capital coûte annuellement 600 millions au trésor public. « Avec les dizaines de milliards de profits qu’enregistrent annuellement les banques comment peut-on soutenir que Québec n’a pas les moyens de mieux financer les organismes qui s’emploient quotidiennement à améliorer les conditions de vie de la population et à favoriser l’expression de la citoyenneté », poursuit-il.
« Le gouvernement mentionne souvent l’importance de l’action communautaire autonome mais on soupçonne qu’il y voit surtout une occasion d’économie en confiant aux organismes communautaires des responsabilités qui relèvent des services publics », soutient François Landry, coordonnateur de la TROC Mauricie/Centre-du-Québec. Un scénario qu’on exclue puisque, rappelle-t-on, la mission des organismes communautaires c’est d’offrir des services complémentaires aux services publics et de lutter activement contre l’exclusion et la pauvreté.






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