Photo : St??phane Bourgeois

 

La Gazette exposera à l’hôtel du Parlement, à Québec, du 12 juillet au 28 août 2027. L’exposition, Dessiner la démocratie: 40 ans de parole citoyenne en Mauricie, mené avec le caricaturiste Jacques Goldstyn, alias Boris, et l’organisme trifluvien Voix de Pasaj, fait partie de la programmation citoyenne 2026-2027 de l’Assemblée nationale du Québec, dévoilée le 12 septembre dernier lors d’un brunch de lancement. Une délégation de La Gazette, formée d’Isabelle Padula, directrice générale, de Virginie Fréchette, membre du conseil d’administration, d’Annie Tousignant, de Voix de Pasaj, de Boris et de l’auteur de ces lignes, a fait le déplacement pour l’occasion et en a profité pour découvrir le Parlement de l’intérieur.

 

Une programmation ouverte au public

Depuis l’automne 2019, l’Assemblée nationale invite la population à franchir ses portes autrement que pour suivre les débats. Sa programmation citoyenne propose chaque année une trentaine d’activités gratuites, choisies à la suite d’un appel de projets lancé dans tout le Québec: expositions, projections, conférences, club de lecture, contes pour enfants et même séances de yoga. L’objectif, rappelé lors du lancement, est de faire du parlement un lieu accueillant, en dialogue avec la population, où l’on vient autant pour créer et réfléchir que pour s’informer. Les projets retenus se répartissent en cinq sphères: vie démocratique et société; arts et culture; science, environnement et agronomie;  éducation, loisirs et jeunesse; santé, sport et saines habitudes de vie.

C’est dans ce cadre que le projet de La Gazette a été retenu. Comme son titre l’indique, l’exposition de l’été 2027 mariera le coup de crayon de Boris, collaborateur de longue date du journal, et la parole des citoyens et citoyennes qui alimentent ses pages depuis quatre décennies. Voix de Pasaj, fondé en 2022 pour faire de l’art un lieu de rencontre entre les cultures, s’associe à la démarche.

Le parlement vu de l’intérieur

Le lancement a aussi été l’occasion d’une visite guidée. Conçu par l’architecte Eugène-Étienne Taché et construit de 1877 à 1886, l’hôtel du Parlement est un édifice de style Second Empire inspiré du Louvre. Sa façade accueille, comme Taché le voulait, des statues de bronze de personnages qui ont marqué l’histoire du Québec et de l’Amérique française. C’est aussi lui qui a fait graver, en 1883, la devise «Je me souviens» au fronton de la porte centrale. La formule est devenue la devise officielle du Québec en 1939.

À l’intérieur, la visite passe par le Salon bleu, où siègent les 125 député-es (127 après l’élection du 5 octobre), et par les salles où se réunissent les commissions parlementaires. C’est là que les projets de loi sont étudiés article par article, souvent loin de l’attention médiatique. Pendant la visite, le guide a d’ailleurs précisé qu’environ 60% des projets de loi sont adoptés à l’unanimité, un chiffre qui tranche avec l’image des affrontements de la période des questions. Au Salon bleu, c’est le président de l’Assemblée nationale, l’équivalent du Speaker de la tradition parlementaire britannique, qui arbitre les débats.

Wapikoni et pauvreté au Québec

Parmi les autres projets de la programmation 2026-2027, deux méritent l’attention du public de la Mauricie. En mars 2027, le Wapikoni proposera une projection et un atelier-rencontre, Cinéma et perspectives autochtones au cœur du Québec d’aujourd’hui. Ce studio ambulant, qui offre des ateliers de création de courts métrages et de musique aux jeunes des nations autochtones, porte le nom de Wapikoni Awashish, une jeune Atikamekw de Wemotaci, en Haute-Mauricie, morte à 20 ans dans un accident de voiture en 2002. La cinéaste Manon Barbeau l’a fondé à sa mémoire, avec le Conseil de la Nation Atikamekw, et le studio parcourt les communautés autochtones depuis 2004.

L’exposition Regards sur la pauvreté au Québec sera quant à elle présentée du 16 novembre 2026 au 16 janvier 2027. Ses 30 photographies, signées par le professeur Normand Landry, de l’Université TÉLUQ, ont été prises aux quatre coins de la province. Elles documentent les réalités de la pauvreté et confrontent le public à ses préjugés en montrant, avec dignité, des histoires humaines souvent invisibles.

D’ici là, le parlement présente jusqu’au 7 novembre Kabir Kouba. Le Grand Serpent, les photographies de Christian Bouchard sur la chute Kabir Kouba, à Québec, et la culture wendat, et accueillera le 24 octobre un club de lecture avec le journaliste Alexandre Duval autour de son essai Obsession: élections!. Toutes les activités sont gratuites et la programmation complète se trouve sur le site de l’Assemblée nationale, assnat.qc.ca.

 


*

Djocari Lauris Théodore, journaliste pigiste

Initiative de journalisme local

 

Commentaires

Je m'abonne à l'infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Je m'abonne à l'infolettre

Activer les notifications Oui Non merci