Selon Mariannick Mercure et Claude Ferron, les candidat.e.s aux élections municipales à Trois-Rivières devraient s’engager à rétablir le budget des infrastructures de transport actif à 1 million de dollars annuellement, au minimum. Photo : Dominic Bérubé.

Deux élus municipaux sortants offrent quelques idées d’engagements en matière d’environnement et de lutte aux gaz à effet de serre aux personnes qui se portent candidates aux élections municipales à Trois-Rivières.  

Mariannick Mercure et Claude Ferron sont respectivement présidente et vice-président du Comité sur le développement durable et l’environnement de la ville de Trois-Rivières. Dans une vidéo publiée sur les médias sociaux, les deux élus sortants proposent cinq engagements environnementaux spécifiques à Trois-Rivières et invitent les candidats et candidates aux élections municipales à reprendre ces promesses. À quelques semaines d’un scrutin où les positions environnementales prendront nécessairement beaucoup plus d’importance qu’en 2017, ces idées deviennent éminemment pertinentes. Madame Mercure, dont le mandat comme conseillère municipale se termine le 7 novembre prochain explique que les engagements qu’elle propose sont « très faciles, peu contraignants, et visent surtout à maintenir et à améliorer les avancées que le conseil municipal a réalisées dans le dernier mandat. »

Engagement 1 : Ne pas changer les usages permis dans le boisé des Estacades

Les usages permis au plan d’urbanisme de la ville de Trois-Rivières dans le boisé des Estacades, situé dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, limitent actuellement la densité d’occupation et le développement domiciliaire. Il faut s’engager à le conserver ainsi. Selon Claude Ferron cela vise à « mettre un frein à l’étalement urbain, mais surtout à protéger ce boisé exceptionnel, à très haute valeur sociale. » Qui plus est, le respect de cet engagement n’entraîne aucune dépense pour la ville.

Engagement 2 : Conserver ou augmenter le financement du fonds «Éclore»

Le conseil municipal verse actuellement 10 % des excédents budgétaires de la ville dans le fonds « Éclore », un levier financier pour soutenir des projets environnementaux.  « Il ne faudrait pas céder à la tentation de mettre cet argent ailleurs, puisque ce fonds sert à concrétiser notre vision commune de développement durable » souligne Mariannick Mercure, qui croit aussi que la part des surplus affectés à ce fonds pourrait facilement être augmentée à 15 %.

Engagement 3 : Conserver ou augmenter la tendance à la hausse dans les investissements en transport collectif

Le secteur sous juridiction municipale qui émet le plus de gaz à effet de serre (GES) est sans contredit celui des transports. Madame Mercure explique : « 95 % des émissions de GES sur lesquels on peut agir comme municipalité sont émis par les transports, alors on ne peut vraiment pas passer à côté ! Les mesures de réduction des GES qui touchent aux autres secteurs ne visent donc que 5 % des émissions. »  Ainsi, tout.e candidat.e aux élections municipales qui est sérieux en matière de réduction des GES doit impérativement offrir des engagements qui touchent les transports et la mobilité durable. Les investissements du conseil municipal de Trois-Rivières dans la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) sont à la hausse depuis quatre ans. Pour augmenter l’attractivité et l’achalandage du service, les futurs élus doivent s’engager à poursuivre ces efforts de financement.

Engagement 4 : Rétablir ou augmenter les budgets de nouvelles pistes cyclables

L’année dernière, l’enveloppe de la ville attribuée aux infrastructures cyclables a été diminuée de moitié, à 500 000 $. Pour les deux conseillers sortants, le prochain conseil municipal devrait minimalement rétablir le budget annuel des infrastructures de transport actif comme les pistes cyclables et les parcs linéaires à 1 million de dollars. Selon Claude Ferron, « la ville doit fournir aux citoyens une infrastructure de qualité afin qu’ils puissent choisir d’autres modes de déplacements. Pour être sérieux en cette matière, on devrait au moins tripler les investissements », estime-t-il.

Engagement 5 : Rétablir ou hausser les budgets de plantation d’arbres

Pour les deux conseillers, la décision de sabrer de 30 % les budgets pour la plantation d’arbres sur les terrains municipaux ou privés en 2022 est mal avisée. Les aspirant.e.s aux postes de conseillers municipaux devraient s’engager à rétablir ce budget au niveau de 2020-2021, d’autant plus que les coûts de plantation s’accroissent avec la nécessité de planter sur des surfaces minéralisées (bitume ou béton). « C’est pourtant à ces endroits que la plantation d’arbres offre le plus de bénéfices pour l’adaptation au réchauffement climatique », souligne madame Mercure.

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