Photo : Anne-Sofie Bathalon

Ce mois-ci, pour le deuxième épisode de la quatrième saison de l’émission La tête dans les nuances, une production de La Gazette de la Mauricie en collaboration avec Nous TV, on se demande comment on peut expliquer la capacité de certains organismes à perdurer au fil du temps. Pour répondre à cette question, l’animateur Robert Aubin a invité trois actrices importantes dans le milieu communautaire afin d’en discuter. Il s’agit de Shanaz Moussa, directrice générale du Traversier, de Joanne Blais, directrice générale de la Table de concertation du mouvement des femmes en Mauricie et de Valérie Delage, directrice générale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. Voici un résumé de cette émission qui est disponible sur la chaîne Youtube de La Gazette de la Mauricie.

Pour écouter l’épisode complet : 

Pérennité et viabilité

L’animateur Robert Aubin fait remarquer que cette année, une foule d’organismes de la Mauricie soulignaient un anniversaire important. Il y a, par exemple, le 60e des Petits chanteurs de la Maîtrise du Cap, le 50e de l’École internationale de français de l’UQTR, le 40e du Gala Sport-Hommage et le 50e du Conservatoire de Trois-Rivières. D’ailleurs, Le Traversier, la Table de concertation des femmes de la Mauricie et le Comité de solidarité de Trois-Rivières fêtaient également des anniversaires importants. Dans cet épisode, les invités se questionnent sur les éléments qui peuvent expliquer le dynamisme et la vitalité de ces organismes à but non lucratif. Bref, comment comprendre l’atteinte de cette pérennité dans une société qui nous donne parfois l’impression que ses citoyens s’engagent de moins en moins ?

Les questions soulevées

Dans un premier temps, Robert Aubin se dirige vers Valérie Delage et lui demande quelles approches elle a adoptées pour assurer la viabilité de son organisation de même que la fidélisation, le renouvellement et l’engagement de ses sympathisants. Ensuite, il relève que le monde communautaire est majoritairement occupé par des femmes et s’adresse à Joanne Blais afin de savoir si, dans une société en constante recherche d’une plus grande équité femmes-hommes, on observe des progrès en cette matière. Finalement, l’animateur se demande devant la multitude des organismes communautaires répondant à des besoins divers, chacun devant faire face au défi de se singulariser, comment on peut arriver à positionner le sien, à le faire connaître et à trouver des réponses aux nombreux défis de financement, d’implication de la communauté et dans la communauté, de recrutement de personnel et combien d’autres encore. Pour y répondre, Shanaz Moussa fournit une piste de réflexion. 

Tête à tête avec le panel d’experts

Shanaz Moussa est directrice générale du centre de jour d’aide en santé mentale Le Traversier depuis 2021. Ce centre, situé à Trois-Rivières, offre par exemple des groupes de soutien et de discussion, des activités thérapeutiques ou encore des formations aux personnes avec des symptômes ou des diagnostics de santé mentale. La directrice au parcours atypique est originaire de l’Île de la Réunion et est arrivée au Québec à Rimouski où elle a complété une technique d’éducation spécialisée. En 2021, elle tombe en amour avec la ville de Trois-Rivières, à tel point qu’elle décide de s’y installer.

Depuis 2003, elle occupe le poste de directrice générale à la Table de concertation des femmes en Mauricie. Toutefois, c’est l’appel des causes féministes qui l’a conduite à ce poste, puisque c’est en récréologie que Joanne Blais fait ses études universitaires. Pour elle, « l’avenir doit être féministe, inclusif et écologiste ».

Pour son troisième Tête-à-tête, Robert Aubin s’entretient avec la Québécoise d’origine française, Valérie Delage, directrice générale du Comité de solidarité de Trois-Rivières. Elle possède une licence (équivalent du baccalauréat) en Biologie cellulaire et physiologie, une maîtrise de Sciences et Techniques en Ingénierie des Milieux Aquatiques ainsi qu’une maîtrise de Sciences biologiques. Si son parcours universitaire est impressionnant, son parcours de militantisme pour la justice sociale l’est encore plus. Elle a été intervenante communautaire pendant plus de 13 ans à la Maison Coup de pouce. Finalement, elle a co-fondée le Mouvement La planète s’invite en Mauricie/Centre-du-Québec et s’est mérité le prix Action David Suzuki.

Épisode complet 

 

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