En Mauricie et dans les environs, on retrouve une multitude de bâtiments patrimoniaux. Ils font de notre territoire un vivier patrimonial. Mais, connaissez-vous vraiment ces édifices qui font la fierté de notre région? Dans cette nouvelle rubrique, Patrimoine Trois-Rivières vous invite à revisiter notre histoire par ses bâtiments dont voici un indice en photo.
Où retrouve-t-on cet élément du patrimoine trifluvien?
L’histoire de cet établissement est reliée à celle de l’usine de textile Wabasso et de la Diamond Whiteweare, situées juste en face. Ouvertes en 1910 les deux usines employaient quelques centaines d’ouvriers, dont plusieurs jeunes filles issues des campagnes environnantes. Or pour aider ces jeunes filles, souvent sans recours et sans famille dans les environs, les Franciscains, dont le monastère est situé à proximité, demandent aux sœurs du Tiers-Ordre de fonder une maison de pension pour jeunes filles. C’est ainsi que née en 1917, la Maison (ou foyer) Sainte-Claire; Odile Côté, une laïque en est alors la directrice. D’abord sur la rue Monseigneur Cook (854-858), la maison déménage en 1920 dans le bâtiment actuel. À cette époque, la mortalité infantile est très importante. En 1921, elle est pour les enfants de moins d’un an de 10 % au Canada, 12,8 % au Québec et 19,8 % à Trois-Rivières. Le fléau amène les autorités à créer des cliniques. C’est ainsi que le foyer Sainte-Claire, accueille en 1923, un dispensaire d’assistance maternelle, prodiguant de l’aide médicale gratuite aux femmes enceintes. Dès l’année suivante, le taux de mortalité baisse à 11,6 %. Le foyer Sainte-Claire garde sa vocation pour jeunes filles jusque dans les années 1960. Aujourd’hui, la maison Sainte-Claire est dans un état critique.
Réf. Curiosités de Trois-Rivières par Yannick Gendron, Alain Gélinas, Pierre Lahoud








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