Virginie Lessard – rédigé pour la Caisse d’économie solidaire – janvier 2022  Le camp de vacances familial Val Notre-Dame à Hérouxville, qui a comme mission de donner un répit aux familles à faibles revenus, n’est pas épargné par la pénurie de main-d’œuvre qui frappe actuellement le Québec. Depuis deux ans, le directeur du camp, monsieur Gilles Brûlé, fait des pieds et des mains pour maintenir les services offerts et garder ses employés tout en s’adaptant aux mesures sanitaires.

Gilles Brûlé, directeur du camp Val Notre-Dame. – Photo : Dominic Bérubé

Le camp Val Notre-Dame est ouvert à l’année et il est accessible à tous. Il offre des séjours d’une semaine aux familles. En période estivale, des animations destinées aux enfants sont organisées. On y accueille aussi des personnes ayant des limitations, des personnes immigrantes et des groupes œuvrant auprès de clientèles vulnérables dans le but les intégrer par le biais d’activités de loisirs socioculturelles, et ce, depuis 1987.

Une entreprise d’économie sociale en constante évolution

Dans un contexte de camp de vacances, il est évident que des périodes soient davantage achalandées que d’autres. De fait, même avant la pandémie, il y avait déjà des difficultés concernant la stabilité de la main-d’œuvre. « Nos employés devaient être au chômage pendant une période de l’année, ce qui nous amenait souvent à les perdre. Cette fâcheuse situation nous a poussés à développer un service de traiteur et de location de salles afin de garantir une stabilité à nos employés pour qu’ils aient du travail à l’année », dit Gilles Brûlé. L’ajout de ces nouveaux services a été un franc succès pour notre équipe interne, mais aussi pour la clientèle qui a répondu avec beaucoup d’engouement. Tellement, qu’après quelque temps, le personnel manquait de nouveau dû à un nombre de réservations grandissant. Puis, la pandémie arrive au Québec. Le camp Val Notre-Dame doit fermer de mars 2020 à juin 2021. La plupart des employés sont mis à pied. Entre temps, le directeur collabore avec la Corporation de développement communautaire (CDC) de Mékinac, la MRC de Mékinac et les organismes de premières lignes (le CIUSSS, Maison des familles, etc.) afin de déterminer de quelle manière l’entreprise peut continuer à aider les gens dans le besoin en cette période difficile. « Nous avons réalisé qu’il y a beaucoup de familles et de personnes âgées dans la municipalité qui étaient en insuffisance alimentaire. Or, lorsqu’on m’a demandé si notre service de traiteur était prêt à faire des repas emballés, congelés et livrés à domicile, j’ai accepté », explique avec fierté monsieur Brûlé. C’est donc depuis avril 2020 que la popote roulante Val Notre-Dame est née et répond à un besoin criant d’aide alimentaire.

Un futur incertain pour le camp

Avec les dernières restrictions émises par le gouvernement du Québec, le camp Val Notre-Dame est de nouveau fermé. Les groupes qui avaient réservé des salles et des festins du traiteur ont annulé. Ainsi, la plupart des employés sont renvoyés chez eux. Il y a uniquement la popote roulante qui continue de fonctionner. Par conséquent, monsieur Brûlé a bien peur que même si le gouvernement lui permet d’ouvrir pour l’été, la main-d’œuvre ne soit pas au rendez-vous. « On ne sait pas quelles mesures la santé publique nous imposera, ça devient compliqué ! De surcroît, il faut encore plus de personnel pour désinfecter les lieux et faire respecter la distanciation sociale. Je suis inquiet de la situation. C’est un cycle sans fin de manque de main-d’œuvre », avoue le directeur. Vous aimeriez prêter main-forte à cette entreprise d’économie sociale qui œuvre pour le bien commun ? Contactez Gilles Brûlé par courriel : campvalnotre-dame@globetrotter.net.Ce texte est rendu possible grâce à la contribution de Caisse d'économie solidaire Desjardins

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