Jean-Claude Landry et Steven Roy Cullen, février 2017

La résilience est cette capacité qu’ont certaines personnes, communautés et organismes à faire face aux épreuves et à les surmonter. Une capacité que semble vouloir démontrer l’équipe qui gère et anime notre Musée québécois de culture populaire. Rencontre avec sa nouvelle directrice générale, Mme Valérie Therrien.

« Bien sûr, l’annonce, en août dernier, d’une baisse drastique du financement en provenance du gouvernement du Québec a causé un certain désarroi », nous confie d’entrée de jeu Mme Therrien.

Il faut dire qu’une coupe de 1,6 million de dollars à absorber au cours des cinq prochaines années, ce n’est pas rien! Sentiment d’injustice, frustration, incompréhension, les responsables et intervenants du Musée sont passés par toute une gamme d’émotions difficiles mais, et c’est là l’aspect positif de la chose, on n’en est pas resté là! Bien au contraire.

Aucune morosité et pas le moindre sentiment de dépit chez Mme Therrien. Au contraire c’est une directrice très confiante dans la capacité des administrateurs et du personnel à relever le défi de gestion auquel le Musée est convié.

La nouvelle directrice générale du MQCP entrevoit l’avenir avec optimisme, et ce, malgré les compressions budgétaires imposés par Québec. Preuve de son désir d’innover, elle annonçait à la fin de 2016 un nouveau partenariat avec le DigiHub pour créer un Muséolab.

La nouvelle directrice générale du MQCP entrevoit l’avenir avec optimisme, et ce, malgré les compressions budgétaires imposés par Québec. Preuve de son désir d’innover, elle annonçait à la fin de 2016 un nouveau partenariat avec le DigiHub pour créer un Muséolab.

Un défi de taille puisque le Musée gère de très importantes infrastructures. Outre l’édifice du musée comme tel, il y a la vieille prison où les interventions architecturales peuvent se révéler particulièrement coûteuses en raison du caractère patrimonial de l’édifice. Sans oublier la réserve qui contient plus de 80 000 artefacts.

« L’annonce de la coupe financière nous a permis de constater à quel point le milieu tient à son Musée. Fort de cet appui ressenti de la part des intervenants locaux, nous nous sommes mis rapidement au travail afin de trouver des solutions structurantes et à long terme à l’enjeu du financement du Musée et de ses activités », nous affirme Mme Therrien.

Des comités de travail ont donc été rapidement mis en place afin d’élaborer différents scénarios qui, sur un horizon de trois ans, permettront à la fois de diminuer les coûts d’opération suite à une révision en profondeur des façons de faire et de générer de nouveaux revenus par la mise en place de nouveaux programmes, services et activités.

Et c’est avec un enthousiasme évident que Mme Therrien voit l’avenir du Musée. Un Musée qui, dit-elle, sera une institution que la population locale pourra véritablement s’approprier via une approche qui ira au-delà de la proposition d’expositions mais qui en fera également un lieu d’échange et un point de rencontre avec la culture. « Je peux compter sur une équipe mobilisée, engagée et surtout fière de travailler au Musée. Ensemble, nous saurons être encore plus novateurs et créatifs afin de faire vivre à nos gens une expérience muséale et culturelle unique ».

Voilà un engagement prometteur puisqu’il provient d’une équipe qui a fait preuve, au cours des récentes années, d’une audace particulière en proposant des expositions originales auxquelles le public a d’ailleurs bien répondu.

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