Annie Dufresne, bénévole – juin 2021 

Le 19 juin, le Service des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières a organisé une marche des réfugiés sur tapis-roulants.

La Journée mondiale des réfugiés du 20 juin a été reconnue à l’international par l’Assemblé Générale des Nations-Unis. Cette marche sert à souligner le courage des gens qui doivent quitter leur pays pour des raisons de persécutions, de conflit ou d’atteinte aux droits fondamentaux.

Le SANA est un organisme qui a pour but d’accueillir les nouveaux arrivants. Ceux-ci offre des services de soutien, d’aide à l’intégration et de jumelage afin de faciliter l’arrivé des immigrants. La marche qu’ils ont organisé sert à rappeler les difficultés que vivent les réfugiés, tout en rappelantleur apport à leur société d’accueil. .

Un bon exemple d’intégration est le directeur du SANA Ivan Suana, habitant au Québec  depuis 20 ans et arrivé en tant que réfugié. Il aide maintenant ceux et celles qui vivent la même situation à s’installer en Mauricie. Lors de la marche, il était accompagné de sa famille et de quelques réfugiés. Une vingtaine de personne travaillant comme employés ou bénévoles portaient fièrement le gilet de la cause et en distribuaient aux participants.

L’invité d’honneur de la marche de cette année était Denise Otis, cheffe de bureau du Haut-commissariat des Nations-Unis pour les réfugiés. Le Haut-commissariat aide les réfugiés et d’autres personnes déplacées dans le monde à survivre, à se rétablir et à bâtir un avenir meilleur. Selon Madame Otis, il y a  présentement dans le monde, 29 situations d’urgence humanitaire poussant les gens persécutés à fuir leur foyer. En ce moment, 82.4 millions de personnes tentent de quitter leur chez-soi de force, dont environ 35.4 millions d’enfants. Ce qui est désolant selon elle, c’est que les camps servant à temporairement héberger les réfugiés ne satisfont pas les besoins essentiels d’hygiène et de subsistance. Pour les plus jeunes qui y sont nés, l’éducation est simplement inexistante. Madame Otis nous rappelle que leur arrivée n’est pas toujours facile :

« C’est extrêmement difficile de se retrouver dans cette situation  là. Il ne faut pas oublier que ce sont des gens qui avaient une vie avant, une profession, un milieu de vie, une famille comme vous et moi, qui ont fait des études et qui avaient une identité. Ils arrivent ici et la seule identité qu’on leur colle c’est celle de réfugié alors qu’ils sont beaucoup plus que ça. »

Elle rappelle aussi qu’il est important de bien accueillir les réfugiés puisqu’une fois devenus résidents permanents, ceux-ci vont redonner grandement à la société. Parmi ceux qui y croient, on peut rajouter Vickie Shienders, membre du groupe local d’Amnistie internationale. Celle-ci portait fièrement un drapeau de son organisme qui s’engage à protéger les droits humains.

Trois-Rivières fait partie des 14 régions de réinstallation de la province et accueille annuellement une centaine de réfugiés.. Mais avec la pandémie, seulement la moitié ont pu emménager cette année. Habituellement, pour sensibiliser la population de la région, la marche se tient dans les rues, mais avec  les restrictions sanitaires, le centre d’entraînement World Gym leur a prêté des tapis-roulants. Ce changement permis aux invités de marcher pour la cause tout en respectant les distanciations sociales.

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