Parmi les moments attendus à la campagne à une certaine époque, l’arrivée du catalogue de semences était certainement l’un des plus importants ! La couverture colorée mettait en vedette les nouvelles variétés de fleurs et de légumes que tout le monde convoitait sur des pages à faire rêver ! Le catalogue passait par toutes les mains et les promesses de partage étaient formulées entre voisines avant même que les semences ne soient commandées !
Pour nos aïeules et avant 1930, les tomates et les poivrons n’existaient pas. Il y avait des légumes racines auxquels s’ajoutaient des haricots, des choux, du maïs, quelques salades et des fines herbes. Il n’y avait pas d’endroit où acheter des semences : il fallait laisser quelques beaux plants monter en graines pour en avoir l’année suivante. Les Autochtones semaient les Trois sœurs (maïs, courges et haricots). Pourquoi ? Parce que les haricots grimpent sur le maïs et fixent l’azote dans le sol, alors que les courges maintiennent la température et l’humidité et empêchent la prolifération des mauvaises herbes. Compagnonnage parfait !
Pour ma grand’mère et mes tantes, la fête de Saint-Joseph (19 mars) était le point de repère pour les semis et LA date pour semer les tomates. Les céleris siégeaient déjà sur le rebord d’une fenêtre depuis deux semaines, car ils sont lents à germer. Nos maisons étant plus chaudes et lumineuses que celles d’antan, nous pouvons aujourd’hui semer nos tomates jusqu’au 10 avril. J’en sème plusieurs variétés à différentes dates en mars-avril. Cependant, je sème les piments forts en janvier ; ils sont lents ! Je vous mets mon calendrier dans l’édition numérique.
En octobre dernier, je vous ai parlé de la conservation des semences. Si vous achetez des semences en magasin, il est plus sage d’acheter des semences rustiques indéterminées qui sont reproductibles et qui vous donneront des fruits pendant plusieurs semaines. Sachez que les variétés hybrides produiront le fruit attendu la première année seulement. Si vous conservez les graines de ces fruits, vous ne savez pas ce que vous cueillerez l’année suivante ! Certaines variétés ont été génétiquement modifiées pour ne pas germer ou pour croître dans certaines conditions. Même chose pour les semences des légumes achetés à l’épicerie.
On trouve plusieurs catalogues d’entreprises québécoises où acheter des semences et on trouve des conseils de jardinage sur le Web. Je consulte les chroniques du Jardinier paresseux (jardinierparesseux.com), mais je fais pire… Pour les semis de tomates, j’utilise les emballages en plastique (salade, épinards ou crème glacée) qui font des mini serres idéales, parfaites pour les rebords de fenêtres. Au départ, je mets 1,5 cm de terreau à semis au fond de chacun. Je répands mes graines en laissant un espace de 5 cm autour de chacune. Comme j’ai conservé mes semences sur des essuie-tout que je déchiquète, je les repère bien et je peux les repositionner. Si vous utilisez des semences du commerce, vous pouvez aussi utiliser un essuie-tout pour voir ce que vous semez et où vous le faites. Je pulvérise de l’eau sur les graines que je recouvre d’un autre centimètre de terre. En une semaine à 10 jours, je vois poindre les premiers plants. Je garde la terre humide. J’ajoute du terreau au fur et à mesure que les plants poussent. Bingo ! Pas besoin de multiples repiquages !

Anecdote
En 2001, je semais mon jardin juste à côté du pré des vaches. À un moment, j’ai réalisé que je faisais pousser mon pâté chinois : steak, blé d’Inde, patates ! Dans l’ordre !






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