Par les membres du groupe Citoyen·ne·s du monde et de chez nous
La Ville de Trois-Rivières travaille actuellement à l’élaboration d’un plan de mobilité durable. Pour s’assurer que le plan s’ancre directement dans les besoins du milieu, la Ville a amorcé une démarche de consultation publique. C’est dans ce contexte que le groupe Citoyen·ne·s du monde et de chez nous, composé de jeunes militant-es et accompagné par le Comité de solidarité/Trois-Rivières, a décidé de se mettre en action.
Des données parlantes, des infrastructures insuffisantes
Pour la plupart des membres de ce groupe, le vélo représente un des principaux moyens de déplacement à Trois-Rivières et dans les alentours. Le groupe a donc vu une occasion favorable et intéressante de mettre de l’avant l’importance du transport actif. D’ailleurs, les données présentées dans le cadre de la consultation publique sont parlantes et démontrent un potentiel inexploité, puisque 43 % des déplacements effectués à Trois-Rivières font moins de 5 km et 17 % moins de 1 km. L’insuffisance des infrastructures cyclistes ou piétonnes dans la ville représente un frein à parcourir ces distances idéales à la marche ou en vélo.
De ce fait, afin de sensibiliser les automobilistes à la question, deux manifestations à vélo, intitulées La Vélorution, ont été organisées. À la suite de ces événements, une pétition en ligne a été lancée et circule actuellement. Dans cette pétition, le groupe demande à la Ville de Trois-Rivières de :
- Augmenter le budget consacré au transport actif afin de permettre des déplacements sécuritaires d’est en ouest comme du nord au sud ;
- Instaurer des pistes cyclables protégées et continues sur les boulevards des Forges, des Récollets, Thibault et Jean-XXIII et sur la rue Sainte-Marguerite ;
- Multiplier les intersections sécurisées pour piéton-nes et cyclistes, notamment grâce à l’installation de trottoirs traversants.
Le transport actif, une solution
Ces demandes sont une priorité pour le groupe puisque, quotidiennement, les cyclistes et les piéton-nes de Trois-Rivières font face à des conditions de déplacement qui compromettent leur sécurité, notamment à cause du non-respect des règles de priorité aux intersections, des dépassements à moins d’un mètre des cyclistes et du harcèlement des klaxons. Le groupe dénonce d’ailleurs le choix de la Ville d’offrir des sommes importantes à certains projets qui contribuent à la mentalité de l’auto-solo, tel le Grand prix de Trois-Rivières (GP3R). Rappelons qu’en 2025, la Ville avait octroyé plus de 700 000 $ au GP3R. Il est pourtant clair que le transport actif représente une solution durable, écologique et économique pour lutter contre les inégalités sociales et les changements climatiques. « Ces montants faramineux pourraient contribuer à des projets qui servent vraiment le bien commun et la population trifluvienne. Nous espérons que la Ville répondra à notre démarche en prenant des engagements clairs pour promouvoir le transport actif. D’ici là, nous invitons les citoyennes et les citoyens à signer notre pétition », affirment les membres du groupe. D’ailleurs, plusieurs autres villes au Québec ont fait le pari de repenser leur aménagement en misant sur la réduction de l’utilisation de l’automobile, et on espère que c’est rendu au tour de la Ville de Trois-Rivières !
Pour signer la pétition, scannez le code QR :

*Si vous n’y arrivez pas avec le code QR, voici le lien du site de la pétition : change.org






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