Photo : Anne-Sofie Bathalon

La nature humaine peut être définie de diverses manières. En mettant de côté l’âme, dont l’existence est sujette à débat, on peut constater un consensus autour de trois autres composantes : le corps, le cœur et l’esprit. Le bien-être, lui, est souvent décrit comme un état d’épanouissement global, de confort et de satisfaction des besoins. Ainsi, peut-on envisager que le bien-être tant recherché découle de l’harmonisation de ces trois éléments ? Cette question constitue la trame de fond du cinquième épisode de la quatrième saison de l’émission La tête dans les nuances. Afin d’y répondre, Robert Aubin reçoit Audrey Martel, libraire et propriétaire de la Librairie l’Exèdre, Laurie Bellerive, propriétaire des Centres athlétiques TR et du tout nouveau centre d’amusement O-Volt, ainsi que le psychologue Victor-Olivier Hamel-Morasse, propriétaire du Centre psychologique de Trois-Rivières, chargé de cours à l’UQTR et écrivain. Cette émission est produite par La Gazette de la Mauricie en collaboration avec NousTv.

Tout d’abord, durant l’entretien, on se demande s’il existe une saisonnalité chez les lecteurs et lectrices, c’est-à-dire, par exemple, si durant le mois de janvier il y a une réelle augmentation des ventes des livres de croissance personnelle. La libraire Audrey Martel répond par l’affirmative, et explique qu’il existe bel et bien des tendances de genre au niveau de la lecture selon les saisons, voire d’un mois à l’autre. Elle explique également quel est le rôle des libraires, soit de s’ajuster aux besoins et aux demandes des client-es afin de bien les accompagner. On peut facilement s’y perdre, dit-elle, puisque la catégorie guides pratiques, dans laquelle on retrouve justement les livres de croissance personnelle, comporte aussi beaucoup d’autres genres, notamment l’alimentation et le jardinage. 

Par la suite, on se tourne vers Laurie Bellerive afin d’obtenir son avis sur ce qui motive les gens à rester motivés dans les salles d’entraînement. La sportive et entrepreneure répond que l’un des facteurs les plus motivants constitue la communauté sportive. Selon elle, ce regroupement de personnes vient combler un besoin de base chez l’être humain, la socialisation. Elle explique qu’en contrepartie un facteur de démotivation pourrait être, par exemple, le fait de ne pas avoir de but à long terme ou de ne pas avoir un entraînement adapté. Robert Aubin enchaîne en lui demandant ce qu’elle pense des suppléments alimentaires, et elle répond en insistant sur la nécessité d’éviter ce genre de suppléments et en particulier ceux qui sont ultratransformés. Elle assure que l’important est de manger sainement, puisqu’on retrouve tout ce dont on a besoin dans les aliments. 

On demande ensuite à Victor-Olivier Hamel-Morasse pourquoi le changement peut être une source d’anxiété. Celui-ci avance que la nouveauté a toujours été une source de détresse, et qu’on se protège contre ce danger en maintenant le statu quo. Il affirme également que l’estime personnelle peut jouer un rôle considérable. Il termine en expliquant comment les psychologues peuvent accompagner une personne afin de mettre en place des habitudes durables dans le temps. Pour conclure l’entretien, l’animateur invite les invité-es à définir le concept de bien-être, car à l’écoute des échanges, on comprend que cette définition est propre à chacun-e.

Tête-à-tête

Pour les segments tête-à-tête, Robert Aubin interviewe dans un premier temps Laurie Bellerive. Celle-ci explique d’où vient sa fibre entrepreneuriale, puisque, dès 19 ans, elle est devenue propriétaire d’un dépanneur. Elle expose également les difficultés qu’elle a rencontrées, notamment au sujet de la fermeture de son centre d’entraînement à Bécancour, ce qui n’a pas été une décision facile. Elle livre aussi son secret en matière de main-d’œuvre, qu’elle réussit à trouver et à garder malgré la pénurie actuelle. Elle explique qu’un changement de culture du travail est essentiel, que la relation entre patron-ne et employé-es n’est plus la même qu’auparavant et que l’adaptation reste un facteur de réussite. 

Dans un deuxième temps, l’animateur reçoit Victor-Olivier Hamel-Morasse. Durant l’entretien, les deux hommes discutent des nombreuses passions qui marquent le parcours du psychologue. Ces passions tournent autour de l’écriture, de la relation d’aide, de la lecture et du sport. En 2016, alors finaliste pour le Prix de la nouvelle de Radio-Canada, l’auteur de La trilogie du Araffin explique d’où cette passion pour l’écriture provient. Le sportif explique également comment le sport a joué un rôle important dans sa vie, et quel est le rôle des entraîneur-euses. Il expose comment sa pratique de psychologue lui permet d’enrichir son rôle d’enseignant. Il parle également de sa vision de la psychothérapie en livrant ses ressentis sur le discours qui porte sur la santé mentale et sur les troubles de santé mentale définis comme des pathologies. En terminant, il explique comment il a dû réorganiser ses priorités à l’arrivée de ses enfants, puisqu’il a alors vécu, comme beaucoup de spécialistes de la santé mentale, un paradoxe, c’est-à-dire de savoir qu’il est important de prendre du temps pour soi tout en ayant un horaire très chargé. Selon lui, faire des choix est l’une des clés pour rester en bonne santé. 

Je m'abonne à l'infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

Je m'abonne à l'infolettre