René Hardy, octobre 2014

photo histoire

L’usine Laurentide et la centrale hydroélectrique vers 1920. CIEQ, Coll. René-Hardy, Diapo_GRM_007

La fermeture douloureuse de la Laurentide à Grand-Mère nous rappelle jusqu’à quel point l’économie forestière a été dominante dans le développement de la Mauricie. Longtemps, de 1890 à 2014. La forêt était un symbole fort de la région, capitale des pâtes et papiers. En 1883, à la suite d’une faillite, John Forman relance l’idée d’établir une usine de transformation du bois à Grand-Mère. Directeur d’usine, c’est lui qui l’inaugure en 1890. L’industrialisation et l’urbanisation de la Vallée du Saint-Maurice viennent de commencer. On voit 350 travailleurs s’affairer sur le chantier de construction au pied de la chute de la Grand-Mère. Du jamais vu dans la région! Une fois l’usine terminée, quelques centaines de travailleurs y trouvent un emploi. Une ville naît tout autour. Les répercussions sont identifiables. De rurale, à l’exception de Trois-Rivières, la région se transforme et 30 ans plus tard seulement, compte sept papetières et cinq villes dépendent centralement du secteur forestier, qui représente 50 % des emplois industriels de la Mauricie, 80 % des emplois à Grand-Mère, La Tuque et Cap-de-la-Madeleine y étant directement liés . Douloureuse fermeture en effet.

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