Gaza écrit Gaza, collectif dirigé par Refaat Alareer, éditions Mémoire d’encrier
Pour ne pas oublier, ni détourner le regard. Quinze jeunes écrivain-es palestinien-nes prennent la plume pour raconter leur vie sous les bombes – ou les brefs éclats de beauté qui jaillissent parfois entre les bombes. Un ouvrage déchirant qui fend encore plus le coeur lorsqu’on s’aperçoit qu’il a été originellement composé en 2013, et que son instigateur, le poète Refaat Alareer, est mort dans une frappe aérienne le 6 décembre 2023.
Sirventès : poésies au gaz lacrymogène, par Anne Archet (illustré par Alexandre Fatta), éditions Moult
Dans un registre plus grinçant, l’autrice anarchiste Anne Archet (qui a notamment publié Perdre haleine, autofiction érotique en une phrase parue en 2020 aux éditions du Remue-Ménage) décide de remettre au goût du jour le sirventès, forme de poème satirique, politique ou moral chanté par les troubadours des 12e et 13e siècle… mais à la sauce du 21e siècle. Tous les sujets de société passent par sa plume au vitriol, qui souligne sa colère par un humour noir cathartique. Le tout est ponctué par les illustrations denses et tumultueuses d’Alexandre Fatta.
Les canots de Satan, par Alexandre Fontaine Rousseau et Xavier Cadieux, éditions Pow Pow
Également dans une veine de critique sociale sous couvert d’humour, mais au ton plus léger, le duo de bédéistes québécois connu pour La pitoune et la poutine (éditions Pow Pow, 2019) récidive avec une nouvelle relecture d’un morceau de folklore québécois. Cette fois, c’est le diable et la légende de la Chasse-Galerie qui se retrouvent mis à l’honneur dans une réécriture moderne qui ne manque pas de piquant.
Le dictionnaire à l’envers, par Olivier Jeffers et Sam Winston, éditions Kaléidoscope
Un album jeunesse original sur la mélancolie d’un dictionnaire qui aimerait ressembler aux autres livre et raconter une histoire… jusqu’au jour où il décide de passer à l’action et de donner vie à ses mots. Les illustrations ont la particularité de s’inspirer de pages de dictionnaires (plus ou moins malmenées) et donnent à l’ensemble un style très particulier, qui offre en plus un intéressant potentiel de relecture pour les plus âgé-es. Dès 6 ans.






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