Manif PEQ samedi 7 février 2026 à 14h00
Rien de mieux qu’un bon samedi ben frette pour montrer à quel point la détermination est inébranlable chez les opposants à l’abolition du PEQ (Programme de l’expérience québécoise). Pour la Mauricie et les environs, le point de rassemblement des manifestants était la Place de l’Hôtel de ville de Trois-Rivières. Plus de 200 personnes sont venues se geler le bout du nez, et les doigts parfois, pour que le PEQ ne soit pas mis sur la glace.
Même message de mécontentement à Québec, Montréal, Sherbrooke, Gatineau, Rimouski et Saguenay : monsieur le ministre Roberge, votre réforme ne passe pas !
À Trois-Rivières, la manifestation était organisée par madame Fanny Pinto-Reis pour le Collectif Le Québec, c’est nous aussi. Madame Pinto-Reis, qui travaille dans une ébénisterie, est elle-même orpheline du PEQ. L’animateur était M. Oliver Doyon, président du Conseil régional FTQ de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Plusieurs personnes, représentant des intérêts variés, ont pris la parole :
- Jean-François Aubin, maire de Trois-Rivières;
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Julien, photographe, diplômé du Québec et travailleur étranger temporaire (orphelin du PEQ);
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Yves Tremblay, maire suppléant de Shawinigan;
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France Trudel, mairesse suppléante de Nicolet;
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Annie Gauthier, représentante de la Ville de Bécancour;
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Yvon Deshaies, maire de Louiseville;
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Réjean Carle, préfet de la MRC de Maskinongé;
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Sophie, infirmière (orpheline du PEQ), membre du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec;
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Pascal Bastarache, CSN Cœur du Québec, représentant syndical régional;
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Philippe Dumas, directeur général du Moulin Michel;
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Jazmin Henry-Guimond, directrice générale par intérim du Projet d’accueil et d’intégration solidaire ;
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Valérie Delage, directrice générale du Comité de solidarité de Trois-Rivières.
Cette liste éclectique montre bien à quel point la grogne est généralisée. Employé.e.s, employeurs, syndicats, organismes communautaires, élu.e.s … L’indignation est omniprésente. À travers ces prises de parole, on retient le sentiment de trahison, la déshumanisation des programmes gouvernementaux, l’arrachage d’espoirs à celles et ceux qui ont pourtant le cœur à l’ouvrage.

Photo : René Gélinas
Faites-nous confiance disaient-ils…
Lors des élections, on vote pour une personne candidate qui va véhiculer nos valeurs. On vote pour une personne qui sera peut-être élue députée. Elle sera peut-être l’une de celles qui formeront le gouvernement et on peut espérer que parfois, elles le transformeront. Cette personne sera peut-être nommée ministre, qui sait? Et on espère que notre confiance ne sera pas trahie.

Photo : René Gélinas
Par un froid mordant, mais pas autant que le mécontentement envers le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, des centaines de personnes à travers la province ont fait savoir au Ministre Roberge qu’il est plutôt le ministre de la Désintégration des espoirs. Voter, c’est faire confiance. Mais la confiance, ce n’est pas inconditionnel.






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