Pour son troisième épisode le Balado des Mauvaises langues, passe en mode conte avec Louis-Maxime Lockwell et son univers du « Roi Chevreuil » : une parole imagée, chaleureuse, qui te fait voir des scènes au complet juste avec des mots.
Sur scène, Lockwell part d’un hommage intime à son oncle Ti-Jean Paquin, le « compteur » de la famille, celui qui lui a appris une affaire simple mais difficile : va où tu veux, mais oublie pas d’où tu viens. De là, il déroule une histoire à la fois drôle et touchante : l’enfance à Lauzon, les souvenirs de village ouvrier, le refuge du bois, la fameuse roche plate où il n’allait pas pour se perdre… mais pour se retrouver.
Le récit bifurque ensuite vers l’adolescence, les soirées de poésie, le goût de performer… puis l’envers de la médaille : des crises de panique et de trac qui le frappent en plein récital et qui viennent bousiller son élan. Il raconte comment il a zigzagué d’un emploi à l’autre (intervention sociale, développement, technologie financière) en essayant d’entrer dans un moule, jusqu’au jour où raconter des histoires à ses enfants a rallumé quelque chose de plus fort que le reste.
Au final, c’est une veillée qui parle d’identité, de mémoire, de courage, mais aussi d’une idée qui reste collée : on ne peut pas ne pas être qui on est. Le Balado des Mauvaises langues continue donc de tenir sa promesse en présentant du vrai monde, de vraies voix et de la parole vivante devant public.
Ce balado est présenté par la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, en collaboration avec MaTV et La Gazette de la Mauricie.






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