Du 25 novembre au 6 décembre, les 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes nous rappellent une triste réalité: malgré les campagnes de sensibilisation, des femmes continuent d’être assassinées. Et derrière chaque féminicide, il y a une vie fauchée, des proches endeuillés et une société qui doit se questionner.

Pourquoi ces 12 jours?

Cette mobilisation trouve ses origines en 1981, avec le lancement d’une campagne internationale contre les violences faites aux femmes. Le 25 novembre rend hommage aux trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées en 1960. Au Québec, la campagne se termine le 6 décembre, une date malheureusement gravée dans notre mémoire collective: celle de l’assassinat de 14 femmes à Polytechnique Montréal, en 1989. 1- Sources : Fédération des femmes du Québec et Organisation des Nations unies.

Des chiffres qui donnent froid dans le dos

Au 22 octobre 2026, l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape recensait déjà 19 féminicides au Québec depuis le début de l’année, dont 15 en contexte conjugal. 2- Source : Alliance MH2, 22 octobre 2026.

En 2025, 16 féminicides avaient été recensés par la Coalition féministe contre la violence envers les femmes. 2- Source : Coalition féministe contre la violence envers les femmes, bilan 2025 relayé par la TCMFM. Et ce ne sont que les violences qui ont coûté la vie à des femmes. En 2024, 21 679 femmes ont été victimes d’infractions contre la personne en contexte conjugal déclarées à la police au Québec, soit 76% des victimes. Sans compter toutes celles qui vivent de la violence sans la signaler. 3- Source : Institut de la statistique du Québec, données de 2024.

Dans nos régions aussi, on refuse de se taire

En Mauricie, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) se mobilise notamment après les féminicides pour rendre hommage aux victimes et rappeler que ces drames ne sont pas de simples faits divers.

Dans Lanaudière et dans Nicolet–Bécancour, des organismes communautaires, des maisons d’hébergement et des groupes de femmes contribuent également à la prévention et à la sensibilisation. Rassemblements, conférences, ateliers et discussions citoyennes sont autant d’occasions de faire entendre les voix de celles et ceux qui refusent de banaliser la violence.

Car la violence ne commence pas toujours par des coups. Elle peut s’installer à travers le contrôle, les humiliations, les menaces, l’isolement ou la dépendance financière. La reconnaître, c’est déjà contribuer à la prévenir.

Vous organisez une activité pendant les 12 jours d’action? Faites-la connaître!

Conférence, atelier, rassemblement, activité de sensibilisation ou discussion citoyenne: inscrivez gratuitement votre événement sur voxgazette.com!

Et si ces 12 jours servaient aussi à nous poser une question: que faisons-nous, individuellement et collectivement, pour que les femmes puissent vivre libres et en sécurité?

Parce que la lutte contre les violences faites aux femmes ne devrait pas se limiter à 12 jours par année.

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