Les propriétaires de l’entreprise Simon Turcotte Confiturier, de Sainte-Marcelline-de-Kildare, dans Lanaudière, ont de quoi être fier-ères. Après 25 ans de fabrication de confitures et de moutardes fines depuis longtemps distribuées à la grandeur de la province, leurs deux filles assurent maintenant la relève.
L’avenir est assuré pour l’entreprise, se réjouit Geneviève Sénécal, copropriétaire de l’entreprise. «Jeanne et Gabrielle sont devenues partenaires à parts égales avec nous en mai dernier, raconte-t-elle. Depuis qu’elles ont commencé à s’impliquer sérieusement, le chiffre d’affaires de l’entreprise a monté! On sent un vent de fraîcheur et une belle énergie.»
En 2009, Geneviève Sénécal s’était jointe à titre d’associée à l’entreprise, autrefois nommée En robe des champs, que Simon Turcotte avait fondée en 2000 à la suite d’une participation au Festival des artisans de Sainte-Marcelline-de-Kildare. Diplômé en cuisine de l’Académie d’hôtellerie et de tourisme de Lanaudière, Simon Turcotte avait plongé dans l’aventure des confitures, inspiré par la tradition des maîtres confituriers de France.
Ensemble, ils ont développé l’entreprise, changeant son nom pour Simon Turcotte Confiturier. Leurs deux filles ont passé leur enfance entre les marmites de confiture, et aujourd’hui, elles sont motivées à faire grandir ce que leurs parents ont créé.
Des nouveautés s’ajoutent aux classiques
Depuis toujours, Simon Turcotte développe ses recettes de confiture, dont plusieurs sont devenues de grands classiques, telles la Confiture de Noël, la Gelée pommette et basilic frais, ou la Confiture poire, vanille et pamplemousse.
Leur fille Jeanne Turcotte, qui a étudié en cuisine et en pâtisserie, est maintenant aux fourneaux avec son père. C’est elle qui a signé la création des deux nouvelles confitures soulignant le 25e anniversaire de l’entreprise. «J’ai créé une confiture framboise et thé des bois, et une confiture fraise et mélilot. On les a mises en trio avec la poire-vanille-pamplemousse, toute première création de mon père. Le mélilot, dont la saveur rappelle la vanille, était un ingrédient que mes parents ne connaissaient pas vraiment et que j’ai eu l’idée d’intégrer», explique Jeanne.
Elle et sa sœur Gabrielle Masse ont changé l’image de marque pour la mettre au goût du jour et se sont investies dans le développement des réseaux sociaux. Diplômée en design de présentation, Gabrielle assiste maintenant Geneviève Senécal dans les opérations de gestion et de communication. «On voit vraiment un impact sur les ventes depuis qu’elles ont développé les réseaux sociaux et changé l’image de marque, témoigne Geneviève Sénécal. Beaucoup plus de gens entendent parler de nous et on a plus de commandes.»
Une entreprise familiale de deuxième génération
Simon Turcotte et Geneviève Sénécal pensent demeurer impliqué-es dans l’entreprise encore un moment, mais aimeraient ralentir le rythme et en arriver à travailler seulement trois jours par semaine dans quelques années. D’ici là, beaucoup de choses risquent de se passer, car les filles ont le vent dans les voiles.
«J ’aimerais faire plus de moutarde. C’est quelque chose qui est très populaire dans les marchés. Je suis d’ailleurs en train de faire des tests pour une nouvelle moutarde, à partir d’un vinaigre de feu fait par des artisans. On est parmi les seul-es à broyer notre propre moutarde tandis que plusieurs vont acheter de la moutarde de Dijon et l’aromatiser», révèle Jeanne.
Un autre projet habite la famille. «On a aussi très envie de faire une confiture à la pêche, mais là on se demande si on va attendre que la production québécoise soit suffisante pour nos besoins, car, pour l’instant, il n’y a que de très petites productions. On pourrait s’approvisionner en Ontario, c’est certain, mais comme on a toujours tenu à utiliser des produits du Québec, ça serait peut-être aller contre nos valeurs… En même temps, c’est plus court d’aller à Toronto qu’en Gaspésie! Alors on y réfléchit!»
Les filles multiplient les présences dans les marchés publics. On pourra voir le kiosque de Simon Turcotte Confiturier aux Délices d’automne de Trois-Rivières, au Festival des artisans de Sainte-Marcelline-de-Kildare, à la Fête des Vendanges de Magog, au Marché de Noël allemand de Québec et au Salon des métiers d’art de Montréal, notamment.

Les deux nouvelles saveurs de confiture créées par Jeanne Turcotte.
Photo : Gracieuseté Simon Turcotte Confiturier
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Geneviève Quessy, journaliste pigiste
Initiative de journalisme local








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