Photo: Jean Boileau

Le règlement est très sévère : tout acte de piraterie sera puni de disqualification. Cependant, l’insolence verbale, les insultes et autres scélératesses mineures sont autorisées… pendant la course.

À Gentilly, une bande de sympathiques farfelu·es ne se laisse pas démonter par la morosité ambiante et continue, année après année, de cultiver l’art de ne pas trop se prendre au sérieux !

Depuis plusieurs automnes déjà, le Potirothon revient avec autant de fougue, de créativité et d’humour absurde. Parmi les moments forts de cette joyeuse folie collective : la Régate du Potirothon de Gentilly, une course où les embarcations ne ressemblent à aucune autre. 

Ici, pas de voiliers ni de kayaks dernier cri, mais de gigantesques citrouilles évidées dans lesquelles des participant·es téméraires prennent place pour tenter de naviguer sur la rivière Bécancour.

Et comme si pagayer dans une citrouille ne représentait pas déjà un défi suffisant, les concurrent·es doivent composer avec les caprices de leur embarcation végétale, tout en respectant un règlement qui laisse une belle place à la taquinerie et aux échanges colorés !

Au-delà de la compétition, cette tradition aussi improbable que réjouissante témoigne d’une communauté qui sait se rassembler, rire et transformer une simple cucurbitacée en véritable événement.

Mais une image vaut mille mots. Et quand les citrouilles prennent le large, quelques photos valent bien toutes les explications du monde !

Photos: Jean Boileau

Un animateur impartial et d’une probité exemplaire lit le règlement de la régate avec beaucoup de sérieux. Enfin, un peu de sérieux.

 

Des préparatifs qui demandent une expertise de haut niveau. Certains ont même raconté que des scientifiques de la NASA étaient sur place pour prendre des notes, mais l’information n’a pas été confirmée. 

Rien ne reste dans la rivière et les compétiteurs ont l’obligation de ramener leur esquif quel que soit son état et l’endroit où il est. 

Le potiron flotte-t-il ?

Légers problèmes sur la ligne de départ. Heureusement les outils de précision nécessaires aux réparations sont disponibles sur place. 

À vos marques… 

Partez ! 

On croirait entendre la musique du film Titanic.

 

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