Photo : Anne-Sofie Bathalon

Le 1er novembre, La Gazette de la Mauricie a longé la rivière Saint-Maurice pour se rendre dans la ville de La Tuque. Son chemin s’est arrêté au complexe Félix-Leclerc afin de visiter l’exposition temporaire Empreintes indélébiles, une initiative du service de développement économique et forestier de la ville de La Tuque en collaboration avec Choisir La Tuque. C’est dans un accueil chaleureux de la part de Bruno Cantin, adjoint de direction et communications, que nous avons visité l’exposition qui présente des témoignages de plusieurs personnes nouvelles arrivantes ou immigrées qui se sont établies dans la municipalité de La Tuque. Malgré qu’elle soit succincte, l’exposition dégage l’émotivité et l’amour des personnes immigrées qui se sont prêtées à l’exercice. En tout, ce sont neuf personnes ou familles qui résument dans un court texte leur parcours et sentiment depuis leur arrivée. Elle présente des personnes originaires d’Afrique, d’Europe ou encore d’Amérique de Sud. 

La forme

Empreintes indélébiles est, dans un premier temps, une exposition photographique. D’ailleurs, les photos, imprimées sur des cadres, sont d’une excellente qualité. Les photos sont agréables à regarder et les angles adoptés par le photographe sont cohérents, c’est-à-dire similaires d’une photo à l’autre, ce qui crée une forme d’unicité. De plus, celui-ci a su refléter l’aura des personnes ou familles qu’on retrouve dans leur texte. Par exemple, Fabian, un homme originaire de la Colombie, explique dans son texte que lui et sa femme ont été séparés pendant plus de 18 mois. La photo en lien avec le texte les présente comme un couple aimant et épanoui. On voit l’homme embrasser généreusement sa femme sur la joue alors que celle-ci regarde droit devant elle, le regard fier. En tout, ce sont donc dix cadres à voir sur le mur de l’espace Carole Guérin, neuf avec des portraits et un présentant l’initiative. 

Langue française

Dans les textes, plusieurs enjeux immanquables pour un nouvel arrivant reviennent à répétition. Par exemple, plusieurs d’entre eux décrivent les difficultés avec la langue française. À titre d’illustration, Marcio, originaire du Brésil, décrit qu’il avait appris l’anglais, car il croyait qu’on le parlait dans toutes les provinces. Il a donc dû mettre les bouchées doubles afin d’apprendre la seule langue officielle du Québec. Plusieurs expriment avoir trouvé ardu l’apprentissage du français, toutefois, ces mêmes personnes disent avoir reçu un accueil chaleureux de la part des Latuquois. Au travers des différents textes, on sent la fierté et l’amour qu’éprouvent ces nouveaux établis envers la langue française. 

Démarche administrative

Un autre enjeu qui est souvent mentionné, touche les longues démarches administratives avant d’en arriver à un visa ou une résidence permanente. En effet, plusieurs familles ont été séparées et d’autres se sont retrouvées sans reconnaissance de diplôme. Encore une fois, on ressent très bien la détresse que ces gens ont pu vivre, mais aussi la patience ainsi que la persévérance dont ils ont fait preuve afin de pouvoir s’établir à La Tuque. Ce caractère nous fait développer un sentiment d’attachement envers ceux-ci. 

Pour conclure

Si vous avez la chance d’aller voir cette exposition, vous serez certainement intrigué. La seule critique négative, qui, au fond, ne l’est pas vraiment, est que nous restons un peu sur notre faim. En effet, l’exposition fait naître notre curiosité et à la toute fin, on aimerait en avoir davantage. Les personnes présentées semblent si attachantes et intéressantes qu’il est impossible de ne pas vouloir en savoir davantage sur leur parcours. Bref, assurément qu’ Empreintes indélébiles peut être autant agréable à voir lors d’un événement ou avec soi-même en silence. L’exposition est gratuite et accessible au complexe Félix-Leclerc à La Tuque jusqu’au 22 décembre 2023.  

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