Agathe Gentili, octobre 2020

Un centre d’innovation bioalimentaire verra le jour à Trois-Rivières à l’été 2021. L’organisme Innovation et Développement Économique Trois-Rivières a retenu les services de la coopérative d’ingénierie Alte pour assurer la faisabilité technique du projet et le respect des principes du développement durable tout au long de son cheminement.

Un centre d’innovation bioalimentaire pour Trois-Rivières

Innovation et Développement Économique Trois-Rivières (IDETR), annonce la création d’un centre d’innovation bioalimentaire à l’été 2021. Ce centre, nommé L’Ouvrage, sera situé au centre-ville de Trois-Rivières sur la rue Saint-Georges, dans les locaux de l’ancienne entreprise Germain et Frères. Le bâtiment industriel n’était plus utilisé et il est en cours de rénovation afin d’accueillir le projet. Il permettra la transformation et la commercialisation des produits et mettra en avant des méthodes et expertises innovantes dans les domaines de l’agroalimentaire et de l’agriculture urbaine.

L’implication précoce d’une entreprise qui a pour mission de promouvoir des valeurs sociales et écologiques dans un projet d’envergure confirme l’intérêt grandissant du milieu du développement économique envers l’économie sociale.

La participation d’une entreprise à finalité sociale

Les services de la coopérative d’ingénierie Alte ont été retenus dès la phase de planification du projet de centre d’innovation bioalimentaire. Leur mandat était en partie de recommander la transformation du bâtiment industriel inoccupé dans le respect des principes de durabilité et d’efficacité énergétique. L’implication précoce d’une entreprise qui a pour mission de promouvoir des valeurs sociales et écologiques dans un projet d’envergure confirme l’intérêt grandissant pour ces formes d’entrepreneuriat.

L’existence d’une coopérative de travailleurs dans le domaine de l’ingénierie montre également que le choix d’un modèle collaboratif et innovant est possible dans tous les secteurs. En tant que coopérative, Alte défend des principes tels que l’autonomie décisionnelle, la répartition horizontale des pouvoirs entre les membres et une flexibilité du travail. Au-delà de ces avantages inhérents à sa forme juridique, l’entreprise milite en faveur d’une implication dans son milieu et d’une redistribution des surplus pour développer l’autonomie des communautés.

Un modèle collaboratif et versatile

 Si le modèle des coopératives n’est pas nouveau au Québec – les premières caisses du mouvement Desjardins datent de 1900 -, il a certainement démontré sa capacité d’adaptation. En effet, il répond aux besoins changeants des membres et aux évolutions sociétales qui, on le voit avec la pandémie, sont parfois difficilement prévisibles. Le modèle coopératif en offrant la possibilité d’une collaboration équilibrée entre les différents acteurs d’un même projet répond à des besoins de souplesse et de transparence des milieux de travail de plus en plus importantes.

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