Stéphanie Dufresne et Alex Dorval – Environnement – décembre 2021

Le conseil municipal de Trois-Rivières adoptait aujourd’hui en séance extraordinaire son budget de fonctionnement pour l’année 2022, ainsi que son plan triennal d’immobilisations (PTI) pour les années 2022-2023-2024.  

En début de séance, le conseiller municipal Pierre-Luc Fortin a déposé un amendement au budget visant à renforcer le programme de tarification sociale à la Société de transport de Trois-Rivières (STTR) à même l’aide financière octroyée annuellement au Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R). 

La proposition ampute 100 000$ au financement du GP3R pour le redistribuer à la STTR. Avec l’appui de huit des quinze membres du conseil municipal, l’amendement a été adopté. Le budget qui vise à rehausser le financement de la STTR passera donc à 1,3 million de dollars pour 2022. 

La tarification sociale vise à réduire les frais des titres de transports en commun pour les personnes à faible revenu. L’amélioration de la mobilité aide notamment à favoriser l’employabilité et à réduire la pénurie de main-d’œuvre, selon Pierre-Luc Fortin.  

Le conseiller Pierre Montreuil a salué la détermination de ses collègues à vouloir réduire le financement de cet événement ponctuel afin de maintenir des services ou en créer de nouveaux qui répondent, aux besoins des citoyens « à l’année longue ». « C’est l’événement qui coûte le plus cher à Trois-Rivières », a-t-il souligné. 

L’apport municipal au financement du GP3R qui était à ce jour d’un peu plus de 1,3 million par an sera donc amputé de 100 000$. 

Pour François Bélisle, cet amendement sert à mettre la table pour les décisions difficiles que le conseil municipal devra prendre dans les prochaines années. « Peut-être qu’ on vit au-dessus de nos moyens à Trois-Rivières, a-t-il déclaré. On vit sur un modèle d’affaires qui n’est peut-être plus actuel avec la pénurie de main-d’œuvre et les problèmes climatiques. Cet amendement reste dans le domaine du symbolique, il démontre qu’il n’y aura plus rien d’intouchable, pas même le Grand Prix. » Même son de cloche pour Richard W. Dober  qui estime qu’ « il est temps qu’on se tienne debout pour faire un geste symbolique qui soutient la Politique environnementale de notre ville. » 

Les conseiller.ères Sabrina Roy, Maryse Bellemare, René Martin, Alain Lafontaine, Jonathan Bradley et Daniel Cournoyer se sont prononcés contre l’amendement, souhaitant attendre une analyse portant sur le financement de tous les événements. Un rapport qui est attendu au début de l’année 2022. Le maire Jean Lamarche s’est abstenu de voter. Il s’est toutefois prononcé contre l’amendement lors de la période de délibération. 

Politique environnementale 

Si le financement à la STTR concorde avec les recommandations de la Politique environnementale adoptée par la Ville en octobre dernier, des questions demeurent sur la question du transport actif. 

Le plan d’action déposé en octobre dernier planifiait un soutien à l’amélioration des infrastructures de transport actif à hauteur de 4 millions de dollars d’ici 2023. Le budget présenté lors de la séance du 10 décembre alloue  2 millions de dollars pour l’année 2022. Cette somme sera consacrée au réseau cyclable afin, entre autres, de lier les deux parcs linéaires existants. A l’heure actuelle, aucun engagement n’a été annoncé pour 2023-2024. 

La Politique environnementale fixe une cible de réduction de 50 % les émissions collectives de GES pour 2030, par rapport à un bilan réalisé en 2018. Cela correspond à l’équivalent du retrait de près de 60 000 voitures de la route. 

« Il va falloir qu’il y ait des gens dans les autobus », a déclaré le maire Jean Lamarche, questionné sur le réalisme d’atteindre cette cible. 

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