Élizabeth Leblanc-Michaud – Culture – Octobre 2021

Le 21 août dernier, le studio de montage ambulant du Wapikoni mobile s’arrêtait à Trois-Rivières pour un mois à l’invitation du Centre d’amitié autochtone de Trois-Rivières (CAATR). Quatre semaines plus tard, le 14 septembre, c’est cinq projets dont un vidéoclip de rap qui ont pu être présentés à la communauté lors d’une soirée de projection haute en émotions.

Le Wapikoni en bref

Cofondé en 2003 par Manon Barbeau, le Conseil de la Nation Atikamekw et le Conseil des jeunes des Premières Nations du Québec et du Labrador, le Wapikoni mobile est un OBNL offrant aux jeunes des Premières Nations du Canada et de l’étranger des ateliers leur permettant d’apprendre les rudiments nécessaires à la réalisation d’un projet audiovisuel ou musical via la création. C’est aussi un lieu d’échange et d’intervention permettant de développer l’empowerment des participant.e.s par l’acquisition de nouvelles compétences.

Irene-Kimberly Valin Awashish dans son court métrage Lullaby, réalisé lors de l’escale du Wapikoni mobile à Trois-Rivières

Un besoin à combler

Lorsque je demande à l’agente culturelle du CAATR, Gabrielle Vachon-Laurent, ce qui l’a motivée à inviter le Wapikoni mobile à Trois-Rivières, c’est avec assurance qu’elle me répond : « Je pense que c’était le temps qu’ils viennent en milieu urbain. Il y a une migration des personnes, que ce soit pour l’éducation, les hospitalisations fréquentes ou des suivis avec des médecins spécialisés qu’on n’a pas en communauté. Je me suis dit que ça serait un bon moyen de laisser les gens s’exprimer sur c’est quoi de vivre en milieu urbain quand t’es autochtone, à quoi t’es confronté. »

Si c’est d’abord pour permettre aux jeunes autochtones vivant dans la capitale régionale de s’exprimer que Gabrielle a demandé que l’un des studios mobiles du Wapikoni y fasse escale, c’est aussi pour leur permettre de « briser l’isolement », de « se reconnecter avec leur culture » et de « développer des nouvelles compétences ».

Une expérience rassembleuse

Au total, les projets réalisés dans le cadre du passage du Wapikoni à Trois-Rivières auront permis de mobiliser un peu plus de 17 membres de la communauté – des jeunes et des moins jeunes – autour de cinq projets audiovisuels ou musicaux. C’est sans compter les nombreuses personnes qui sont venues assister à la soirée de projection du 14 septembre dernier.

Devant l’immense succès de la visite du Wapikoni, Gabrielle me confie qu’elle souhaite voir l’expérience être renouvelée. Espérons que son vœu saura se concrétiser.

Œuvres réalisées lors du passage du Wapikoni mobile à Trois-Rivières :

Le Wapikoni, c’est un peu plus de… 

  • 1295 films réalisés
  • 817 pièces audio enregistrées
  • 193 prix et mention remportés

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