Crédit : Dominic Bérubé

Collabo – Cultive le partage

Septembre. Que ce soit au champ, au jardin ou au verger, ce mois est synonyme d’abondance et de festivités. Les producteurs agricoles, les jardinières du dimanche, les vers de terre, le soleil et la pluie ont chacun donné le meilleur d’eux-mêmes pour en arriver à ce point culminant : les récoltes. Mais qui dit abondance, dit aussi risque de gaspiller les surplus. 

Pour les adeptes du locavorisme, cette période de l’année n’est pas seulement celle où l’on s’attable pour savourer les produits frais qu’on a cueillis au potager ou dénichés au marché. C’est également un moment critique où l’on doit redoubler d’efforts pour accumuler nos provisions en vue de la saison froide. L’idée est de faire suffisamment de réserves de fruits et légumes de saison qui sont disponibles présentement, le plus souvent à bon prix. Ainsi donc, on continuera de manger local jusqu’à ce que les asperges et la rhubarbe pointent le bout de leur nez, en mai prochain. Pour ce faire, on remonte nos manches et on s’affaire à la transformation. Au menu : congélation, cannage, séchage, lactofermentation et entreposage.

Des ramen nouveau genre

Pour éviter le gaspillage des surplus cultivés et les redistribuer auprès de la communauté, les initiatives de glanage solidaire de la Mauricie sont plus actives que jamais. Des bénévoles prennent d’assaut les champs, les potagers et les arbres fruitiers pour récolter ce qui ne le serait pas autrement, et en remettre le tiers à des organismes bénéficiaires partout dans la région. 

Toutefois, on ne peut pas se contenter de récolter et de distribuer des centaines de kilos de pommes, de courges ou de tomates aux organismes de la Mauricie. La réalité demeure que par manque de temps, de ressources ou encore de connaissances, ces précieuses denrées risqueraient de ne pas être utilisées. 

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Pour pallier cet enjeu, le mouvement Cultive le partage compte désormais sur des partenaires transformateurs tels que Le Bon Citoyen. Cet organisme trifluvien déshydrate une partie des aliments récoltés pour en faire des collations prêtes à manger ou des repas prêts en quelques minutes. L’initiative, nommée Aliments déshydratés pour s’alimenter, vise à répondre à des besoins d’urgence alimentaire, et à ainsi venir en aide aux personnes en situation d’itinérance qui ne possèdent pas d’équipements ou n’ont tout simplement pas les connaissances nécessaires pour se préparer un plat équilibré. Grâce à ce projet d’économie circulaire, ces personnes ne sont plus qu’à une tasse d’eau bouillante d’un repas nourrissant. Manger sainement et local tout au long de l’année n’est donc pas seulement un luxe réservé aux plus privilégié(e)s !  

Cultiver le partage jusqu’à la fin de la saison

Il peut être décourageant d’envisager seul(e) les tâches au jardin et à la cuisine. À la veille du solstice d’automne, animons plutôt nos quartiers et nos villages de corvées de conserves, de grandes tablées champêtres et de fêtes des récoltes. Autant de prétextes pour partager des légumes, du temps, des savoirs, des recettes et des moments de bonheur !  

Le partage s’invite aussi dans la fermeture du potager, qui viendra un peu plus tard. Pensons à récolter nos semences pour ensuite les échanger avec notre voisinage, ou encore à prévoir un rang solidaire dans notre plan de jardin pour l’an prochain. Les légumes qui y seront cultivés seront destinés à être redonnés aux suivant(e)s via Cultive le partage. Merci de votre générosité ! 

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