Hélène Ferland accueille une amatrice de culture à la Salle J.-Antonio-Thompson. Crédits : Étienne Boisvert

Collaboration Culture Trois-Rivières, avril 2022

Alors que la pandémie a fait réaliser à tous et toutes que la culture était bel et bien un service essentiel, les emplois dans ce domaine semblent plus attrayants que jamais. Deux employées de Culture Trois-Rivières nous racontent l’expérience de travail  qui alimente à chaque jour leur flamme culturelle.

Des carrières à l’aube et au crépuscule

Hélène Ferland, qui a été directrice pendant 37 ans du CPE Le cheval sautoir, une entreprise d’économie sociale, a pris sa retraite il y a quatre ans. Elle décide de postuler peu après pour le poste de préposée à l’accueil à Culture Trois-Rivières en se disant : « Je veux aller m’amuser ! »

Claudia Marin, quant à elle, en est à l’aube de sa carrière. Diplômée depuis 2020 du baccalauréat en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle est à présent chargée de projet en développement culturel grâce à un contrat qui ne cesse d’être renouvelé.

Une fierté toute trifluvienne

D’entrée de jeu, les deux employées disent apprécier le côté humain de l’équipe dans laquelle elles travaillent. « On n’est pas dans un créneau de performance, on n’est pas dans un créneau de productivité sur une chaine de montage. Ces valeurs humaines là, on peut les mettre de l’avant comme organisme à but non lucratif », souligne Hélène Ferland.

Cette convivialité toute naturelle est peut-être due au fait que la collaboration se fait facilement à Trois-Rivières entre les différents partenaires. C’est du moins ce que pense Claudia Marin. « C’est ça qui est le fun à Trois-Rivières: c’est facile de travailler ensemble et les idées sont les bienvenues. Tout le monde veut atteindre un but commun, d’entraide et d’apporter nos expertises. »

De son côté, Hélène Ferland aborde sa fierté trifluvienne d’un point de vue historique, puisque la transmission de l’héritage culturel est l’un des aspects qui la touchent le plus, en lien avec son parcours en éducation. « Je présente aux gens qui est Anaïs Allard-Rousseau, qui est Louis-Philippe Poisson, qui est Joseph-Antonio Thompson. Je suis contente et privilégiée, parce que Culture Trois-Rivières me permet de témoigner de toutes ces traces-là dans l’histoire. »

Ne jamais cesser d’apprendre

L’apprentissage et la curiosité sont des thèmes que les deux employées ont mentionnés dans leur relation à la culture. Pour Claudia Marin, « chaque journée est différente. Selon les courriels que je peux recevoir ou les différents projets sur lesquels je vais travailler, c’est très varié, et j’en apprends en tout temps. C’est des connaissances que j’acquiers de plus en plus ; autant des connaissances humaines qu’intellectuelles. »

Pour Hélène, la curiosité n’a pas d’âge : « J’ai toujours été quelqu’un d’émerveillé, et là je me rends compte en travaillant pour Culture Trois-Rivières que même si j’en suis à ma retraite, je l’ai encore, cet émerveillement-là. »

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La culture comme moyen de transmission

En travaillant dans les arts de la scène, il est fréquent de côtoyer des individus des deux côtés du rideau ; à la fois un public et des artistes très variés. En voyant comment l’art les rassemble, Mme Ferland affirme que « la culture n’est pas une fin en soi, la culture est un moyen ».

Là encore, on aurait cru que les deux employées s’étaient concertées, puisque Claudia Marin voit également la culture comme un intermédiaire, elle qui se spécialise en médiation culturelle. « On veut favoriser les rencontres entre différentes personnes, par l’entremise de l’art et la culture. C’est vraiment un moyen de créer des échanges, de faire disparaitre des préjugés parfois entre des personnes qui vont être amenées à se rencontrer et se connaitre. »

Pour en savoir plus sur les emplois culturels au sein de l’équipe de Culture Trois-Rivières, il suffit de consulter la page Carrières de leur site web.

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