voix de pasaj
Sandra Baron, une des cofondatrices de Voix de pasaj et Jean-Philippe Marcotte sont respectivement membre du conseil d’administration et président du collectif Le Repère des mauvaises langues, auquel se joint le nouvel organisme culturel. Le nom « Voix de pasaj » renvoie à la création d’un lien entre différentes cultures, le mot pasaj provenant du créole martiniquais, en référence aux origines du projet. Photo : Dominic Bérubé

Légalement constitué en octobre dernier, l’organisme à but non lucratif Voix de pasaj s’apprête à s’établir au sein du collectif le Repère des mauvaises langues dont il partagera les locaux situés rue Radisson au centre-ville.

Le projet, qui est l’initiative de trois citoyens de la région, Sandra Baron, Christian Coocoo et Sarah Cuillerier-Serre, vise à créer une passerelle entre des artistes d’ici et d’ailleurs afin de transcender les différences culturelles grâce à la cocréation artistique. Les domaines visés touchent autant les arts visuels, les arts de la scène et l’art littéraire. Une réceptivité particulière sera aussi accordée aux artistes autochtones, en collaboration avec le Conseil de la Nation Atikamekw, qui adoptait récemment une résolution pour souligner la pertinence du projet.

L’art comme langage universel

Sandra Baron, cofondatrice de l’organisme et anthropologue, s’intéresse à la diversité des cultures depuis son plus jeune âge. L’inspiration du projet lui est venue lors de son dernier voyage en Martinique, une île qu’elle considère comme sa deuxième maison: « J’avais apporté des albums de musique autochtone d’ici, dont le dernier album de Laura Niquay. Quand je l’ai fait écouter à des artistes martiniquais, la réaction a été instantanée : ils sont tombés en amour avec sa musique. » Selon elle, plusieurs artistes locaux comme étrangers vivraient des réalités similaires : « La création de Voix de pasaj est née du désir de les connecter, eux qui sont souvent ancrés dans leur milieu culturel local, hors des lignes de commercialisation… et des compromis qui vont avec ! »

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Déjà plusieurs artistes impliqués

C’est le 24 novembre prochain que se tiendra le lancement du projet dans les locaux du collectif Le Repère des mauvaises langues, situé au 127 de la rue Radisson. Sous forme de 5 à 7, l’événement inclura diverses prestations, dont le dévoilement d’une exposition collaborative entre l’artiste trifluvienne Marie-Ève Boucher et le peintre atikamekw Jacques Newashish. Le vendredi et le samedi suivants, l’auteur-compositeur et interprète Doré Sowlo nous plongera dans son univers soul et caribéen, accompagné de plusieurs invités.

Divers autres projets en cours de conception seront également dévoilés bientôt, incluant la mise en images de légendes atikamekw par des artistes en arts visuels martiniquais ainsi que la tenue d’ateliers de cocréation au sein des trois communautés Atikamekws du Nitaskinan.

Pour plus d’informations sur les événements à venir, consultez la page Facebook de Voix de pasaj.

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